Existe-t-il une BONNE nourriture ?

Avec l’apparition des labels et certifications, on a tendance à classifier les aliments. Un label peut mettre en exergue un mode de culture ou d’élevage. On parle aujourd’hui d’agriculture conventionnelle, intensive, raisonnée, durable ou intégrée. 

La qualité du terroir est également valorisée.  Le label OAC, les noms des vins suivant l’emplacement des vignes sur les coteaux, tout cela évoque une particularité du sol. De même, l’élevage peut être intensif, bio ou en plein air.

Les palais les plus subtils parviennent à différencier les provenances à travers le goût des aliments mais sont-ils garants d’indiquer ce qui est « bon » pour celui qui mange

Parallèlement la composition nutritionnelle de tel-le ou tel-le plante, fruit, légume ou viande est mise en évidence. Les alicaments émergent dans les rayons des supermarchés. On va même jusqu’à modifier la nourriture des animaux et végétaux pour obtenir des valeurs nutritionnelles « supérieures ». Bleu Blanc Cœur marque les animaux élevés au lin comme pourvoyeurs d’oméga 3. On entend des personnes commenter le contenu de leur assiette en récitant les vertus de tel aliment ou dire qu’elles mangent telle substance parce que c’est bon pour la santé, bon pour le cœur, le foie, la peau, les os. J’en passe et des meilleures.

Qu’est-ce qui nous guide alors, sinon une tête bien remplie déconnectée de son centre d’informations : notre ventre ?

Dans mes consultations, je porte toute mon attention aux indications du corps de la personne. Parce qu’au-delà du contenu de l’assiette, je prends en compte le mouvement intérieur.

Si une personne évoque des symptômes indiquant que le mécanisme intérieur est ralenti, je vais préconiser un type d’aliments qui va réenclencher la dynamique.

Imaginez un moteur grippé par des dépôts quelconques. Non seulement il faut y mettre le carburant lui correspondant, mais avant cela, un nettoyage des rouages s’impose. Sans cela, il tourne en partie à vide et certains éléments du mécanisme peuvent céder. De plus, il mobilise davantage de carburant pour parcourir une distance donnée que s’il est propre.

Notre corps est à décalaminer également. Si nos cellules baignent dans des liquides encombrés de résidus que notre système digestif ne parvient pas à assimiler, on va commencer par un apport d’eau supplémentaire pour faire un effet chasse d’eau et poursuivre avec une purge adaptée à l’état du corps. Ensuite, en fonction de la personne, on peut préconiser une limitation des céréales ou un remplacement par d’autres, sans gluten, substance la plus collante des céréales. Le but est de générer moins de déchets, ce que fait le maïs, le sarrasin, le riz, le millet. Ces substances permettent de conserver certaines pratiques alimentaires (pain, pâtes… ) en évitant de grossir le tas de boues dans la lymphe.

Si l’indication est le déchirement musculaire, on va libérer les déchets cristallins avec une approche spécifique pour ce type de résidus alimentaires. Et ainsi de suite selon les symptômes que manifeste l’organisme encombré.

Pour les déchets colloïdaux, les céréales sans gluten constituent une étape pour remonter le niveau d’énergie mais il est nécessaire de passer à l’étape suivante dès que la personne s’en sent capable. Car pour obtenir une amélioration notoire en termes de bien-être physique et moral, il faut continuer le nettoyage.

Certaines personnes sont disposées à introduire d’emblée davantage de fruits et légumes frais dans leur nourriture. Cela accélère leur transformation car leur corps retrouve plus vite du mouvement. Plus il se rapproche de son rythme normal, c’est-à-dire celui du cosmos avec lequel il entre alors en symbiose, plus la personne observe de synchronicités dans sa vie. Car c’est dans cet état d’harmonie entre la cadence de notre corps et celle des autres espèces vivantes que nos demandes sont les mieux entendues et que les réponses qui nous arrivent nous sont accessibles.

Ce chemin se fait en fonction des goûts et du niveau d’énergie de chacun-e. Si cela s’avère nécessaire, on entreprend en parallèle une approche complémentaire visant à lever les blocages émotionnels ou les mémoires familiales. C’est pour cela qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise nourriture dans l’absolu. Les étapes sont propres à chacun-e. Elles tiennent compte de la quantité mangée autant que de la composition des plats. Ensuite, le mouvement se maintient en étant à l’écoute de l’environnement car selon nos réactions à ce qui vient, nos besoins évoluent. D’où l’importance de sortir de l’approche séparatrice de l’alimentation. La nourriture est là pour nous relier au monde et non pour nous isoler à travers une manière spécifique et bloquée de manger.

Voyez la Cuisine Energie comme un art de cultiver votre musique intérieure afin qu’elle s’harmonise au grand concert de l’univers et vous identifierez la BONNE nourriture pour vous à chaque moment de votre vie.